Success stories

Concept store Paris jeunes créateurs

Concept store paris jeunes créateurs, voici la nouvelle interview Formamod Alumni par Formamod.

Nous sommes partis retrouver une ancienne étudiante de Formamod Kama, qui a suivi notre programme « Styliste-Modéliste« .

Kama vient de Chine et reste très empreinte de cette culture mode imprimée, originale et libérée.

Elle finalise sa formation en France afin de développer ses compétences en modélisme et montage de vêtements afin d’être totalement autonome en tant que jeune créatrice.

Des compétences mixées en stylisme asiatique coloré et techniques de création françaises.

Dans un décor de laboratoire aux murs carrelés blancs, elle nous dit tout sur son nouveau concept store à paris spécialisé jeunes créateurs...

Concept Store ICI par Kama by Yang. 

 concept store Paris jeunes createurs

1). Bonjour Kama, pour commencer, quelle formation avez-vous suivie chez Formamod ?

J’ai suivi la formation « Styliste-Modéliste » en 2013 car je voulais apprendre à créer mes propres vêtements.

J’avais déjà dans l’idée de lancer ma marque, ce que j’ai fait l’année qui a suivi la certification.

Ma nouvelle marque se nomme « Kama by Yang« , elle est vendue dans mon concept store à Paris de jeunes créateurs qui s’appelle ICI.

 concept store paris jeunes createurs

2). Comment définissez-vous l’univers de votre concept store à Paris jeunes créateurs ?

L’ambiance de mon concept store ICI reste très conviviale dans une décoration très épurée à l’image des créations exposées.

Nous avons beaucoup de couleurs vives et pepsy inspirées de la culture asiatique tout en proposant quelque chose d’assez contemporain  dans la façon d’agencer les produits et l’espace.

On retrouve toujours un petit côté fantaisie qui est un peu ma marque de fabrique pour ma collection Kama by Yang (vidéo)

Ma motivation créative, c’est d’apporter de la couleur à Paris.

La mode parisienne est souvent blanche, grise et noire.

Ce sont les teintes qui ressortent le plus dans les rues.

La mode à la française reste très imprégnée de l’indémodable Chanel : sobre, classique et chic.

Au sein de la capitale, on retrouve souvent dans les vitrines de magasins, marques et streetlook une esthétique aux lignes épurées aux teintes noire, blanche, grise et parfois beige.

Même si aujourd’hui cela évolue avec la mixité des cultures, la mode se dynamise et s’ouvre au monde.

Mon concept store à Paris  jeunes créateurs propose des pièces uniques et produits dans ce même esprit.

J’expose entre 20 et 30 marques de jeunes créateurs que je sélectionne avec soin.

Dans cet espace minimaliste, on retrouve des robes imprimées taïwanaises, des chemisiers traditionnels chinois, des jupes courtes brodées,  des sacs tricotés, toute une collection de grosses boucles d’oreilles clip…

Mes pièces viennent des quatre coins du monde car je voyage beaucoup (Chine, Italie, Allemagne, France…) et découvre également de jeunes designers sur les réseaux sociaux comme Instagram.

Je garde toujours la même thématique de style : coloré, imprimé et original.

J’ai également développé un e-shop afin de présenter mes collections et autres nouveautés en ligne !

concept store paris jeunes createurs

3). En tant que jeune créatrice, comment vous est venue l’idée de lancer votre marque, puis votre concept store à Paris de jeunes créateurs ?

C’est durant un stage très positif que j’ai eu envie de lancer ma propre marque et mon concept store à Paris de jeunes créateurs. 

Cela m’a donné une vision agréable du travail et l’impulsion qu’il me manquait pour devenir créatrice de mode.

Ensuite, cela vient progressivement même s’il faut tout gérer en même temps.

Et puis on découvre au fur et à mesure les responsabilités d’être jeune entrepreneur.

concept store paris jeunes createurs

4). D’où viennent vos inspirations pour vos créations ?

Mes motifs sont mes dessins. Ces dessins, je les réalise à la main ou sur informatique.

C’est mon univers : mes voyages et mes rencontres…

Tout cela contenu dans mon concept store à Paris de jeunes créateurs.

J’utilise la plupart du temps le polyester car cette matière tient très bien la couleur.

Je me dois d’avoir des couleurs resplendissantes car c’est l’ADN même de ma marque.

5). Quelle est votre pièce favorite dans votre collection ?

Le sweat c’est ma pièce phare !

C’est unisexe et cela va à tous types de silhouettes grâce à ses formes simples.

La forme est plus détendue, plus cool et cela permet d’apporter un contraste avec mes imprimées colorés et parfois extravagant.

Le contraste marche toujours très bien dans la mode.

On peut se permettre de marier 2 styles différents voir opposés tout en ayant du style.

 concept store paris jeunes createurs

6). Qu’est ce qui vous plait dans le monde de la mode ?

J’aime le côté artistique de la mode. Cette liberté de créer ce que l’on a dans la tête.

Concrétiser sa sensibilité par l’apprentissage du stylisme.

Gagner en liberté de créativité grâce à la technicité du modélisme.

7). Si vous aviez un seul conseil mode à donner ?

A mon sens, la mode doit rester confortable et agréable à porter.

Un peu comme l’esprit Chanel, la mode ne doit pas être un carcan pour le corps de la femme.

La mode est pour moi, une liberté d’être qui l’on est.

Sans oublier l’harmonie des couleurs qui me tient tant à coeur.

 concept store paris jeunes createurs

8). Une marque favorite ?

J’adore Castelbajac, entre art et la pop culture.

Cette marque est pleine de ressources et s’inspire aussi bien du graphisme que du surréalisme.

Je me retrouve dans cet univers plein de couleurs quadrichromie « jaune-rouge-vert-bleu ».

Je vends également des pièces de ce designer au sein de mon concept store à Paris de jeunes créateurs. 

J’aime aussi beaucoup Kenzo pour son style volumineux.

Et Marni pour ses couleurs. concept store à Paris jeunes créateurs

 concept store paris jeunes createurs

9). Des conseils à donner aux jeunes créateurs qui souhaitent lancer leur marque ?

Lancer son concept store à Paris de jeunes créateurs : c’est une belle aventure qui marque une vie.

Ce n’est pas toujours facile au début mais il faut s’accrocher.

L’idée étant d’avoir une valeur ajoutée par rapport aux concurrents.

Un univers bien défini. Sa propre langue créative.

Il est toujours conseillé de faire une veille concurrentielle régulière afin de connaître votre marché et son évolution.

L’objectif n’est pas de copier les autres marques mais de connaître l’actualité P-A-P dans sa spécialité.

C’est important, je pense, de ne pas tomber dans le côté commerciale de la marque.

Aujourd’hui ce que les gens recherchent c’est un univers propre, une identité, des valeurs.

Commercialiser et communiquer sur sa marque est tout à fait logique et indispensable.

Au départ il faut booster au maximum votre marque sans avoir les revenus qui vous le permettent.

Il suffit d’être stratégique et apprendre à faire les choses soi-même mais cela est très formateur.

C’est important de connaître toutes les étapes et ne pas déléguer trop vite les missions.

Pour ma part, j’ai débuté ma marque chez moi et avant de trouver un local j’ai démarché des boutiques et emplacements commerciaux.

Je suis allée dans les grandes distribution de type : le Bon marchéles Galeries Lafayettele Printemps.

J’ai également fait le tour des concepts store à Paris de jeunes créateurs tendances tels que te the Rolling Shop et Merci.

Mais avec une volonté de passionnée et une bonne formation : on arrive à tout 🙂

concept store paris jeunes createurs

Concept store à Paris de jeunes créateurs ICI concept store paris jeunes createurs

Adresse : 65, rue Notre-Dame de Nazareth   75003 Paris

Email : contact@buy-ici.com

Tél. : 01 73 73 34 12

Working in Fashion with Violaine, alumna

This article concerns a work with Violaine, Formamod alumna.

One of the biggest advantages of interning with FORMAMOD is that we meet so many professionals and we get a chance to work with several of them. The most recent project has been working with Violaine Tamara Fairchild, an alumnus of the school whose designs have been seen at the Cannes film festival red carpet. We’ve been helping her build a website for the VIC Group, Marketing PR, PR and Event Production Company she is kickstarting.

Victoria is working on the copywriting tasks, from what is gonna be on the current website, to the letters to potential customers, business partners, the press, and more. I worked on designing the logos for various brands, as well as the banners and pictures that will be on the website. And Fumni researched influencers and press in different countries, which could be potential customers.

For the most exciting part of our work with Violaine, on the 25th and 26th of June we had the chance to work on two photo shoots, one in Paris and another in Versailles.

For the first one, we met by the Notre Dame and Violaine and I modeled two black and gold dresses. It was all very luxurious and we shot for about five hours that morning. In the afternoon, we scouted locations for more photo shoots we hope to do in the coming weeks.One of the biggest advantages of interning with FORMAMOD is that we meet so many professionals and we get a chance to work with several of them. The most recent project has been working with Violaine Tamara Fairchild, an alumnus of the school whose designs have been seen at the Cannes film festival red carpet. We’ve been helping her build a website for the VIC Group, Marketing PR, PR and Event Production Company she is kickstarting.

Créatrice de Wax à Paris

Nous nous sommes rendus à l’atelier de Sophie.D, jeune créatrice de wax à Paris et ancienne étudiante de Formamod. En plein cœur du 11ème arrondissement verdoyant, dans un espace de co-working, pépinière de young designer, Sophie nous présente en privé ses propres collections géométriques, pepsy et colorées. Nous rencontrons également une étudiante actuelle de Formamod en modéliste prêt-à-porter femme, Maimouna qui effectue un stage en tant qu’assistante modéliste avec notre alumni. Sophie nous raconte sa formation à l’école, le lancement de sa marque… Ses doutes, ses inspirations et ses motivations. Un parcours exotique, culturel et rempli de bonnes énergies pour celles et ceux qui souhaitent aussi devenir créateur de mode à Paris

1). Bonjour Sophie, pour commencer qui es-tu ?

Je suis une jeune créatrice de wax à Paris. J’ai entamé une reconversion professionnelle par le biais d’un CIF (Congé Individuel de Formation). J’ai toujours travaillé dans la mode toutefois mes missions ne concernaient que la partie business de la mode. J’ai longtemps travaillé en tant qu’assistante chef de produit en PAP et acheteuse. Je savais donc vendre et négocier la mode sans pour autant savoir la créer. Cette partie créative et technique m’a pourtant toujours attirée mais je n’ai pas osé me lancer et j’attendais d’avoir plus d’expérience pour être sûre de moi. J’ai donc pris la décision il y a quelques années de faire une reconversion professionnelle et d’ajouter d’autres cordes à mon arc pour changer de métier tout en restant dans l’industrie de la mode. Étant donné que je ne voulais pas perdre de temps et que je savais précisément ce qu’il me manquait j’ai opté pour une formation continue chez Formamod qui m’a permis d’avoir un programme cousu sur-mesure avec des modules choisis qui se sont ajoutés les uns aux autres : Style – Patronnage – Moulage – Retouches et transformations… J’ai complété mon socle de compétences de manière accélérée en moins d’un an. Après ma formation, je maitrisai l’expression stylistique pour développer mon ADN de marque et concrétiser ce que j’avais en tête. C’est en 2017 que je lance ma première collection à l’aide du système de crowdfunding Ulule. Cliquez et retrouvez l’interview de Sophie par Ulule. 

2). Comment définirais-tu ta marque « Sophie.D » ?

C’est un pont entre l’Afrique et l’Occident. Les imprimés géométriques et les couleurs vives me viennent d’Afrique. Les coupes structurées et modernes c’est tout l’Occident. L’ADN de ma marque réside dans mon travail sur les lignes féminines et le confort. Je crée des vêtements où la femme se sent à l’aise dans ses mouvements car pour moi la mode n’est pas un carcan. Elle est libre, colorée et quotidienne. Grâce aux coupes modernes et au style épuré du vêtement en tant que tel, je peux me permettre d’ajouter ce type de motifs car  l’habit est construit selon une grande simplicité. Le wax ne fait donc jamais trop mais au contraire dynamise sa tenue au quotidien.

C’est le détail wax qui fait « l’originalité bien dosée » d’une tenue. Les couleurs captivent le regard. Les imprimés sont forts. Le mixe véhicule la gaîté portée

Je fabrique beaucoup de robes. Ma favorite reste la robe MAÏA avec son élégance discrète.Je l’apprécie tellement que je l’ai décliné en deux propositions avec un motif différent qui change même le style de la robe. Je fais également des pantalons à pince ou encore des blouses. L’idée reste toujours de mixer un haut coloré en wax avec un pantalon basique et bien coupé. A contrario, une salopette à motif ou un pantalon imprimé se portera avec un t-shirt blanc ou noir uni. Même si le wax est assimilé à une période estivale, il peut se porter l’hiver et permet de booster l’humeur et le look du temps grisâtre d’un mois de janvier. Afin de toujours faire de nouvelles propositions, j’adapte mes créations aux saisons. Même si le motif chargé du wax est toujours présent, j’opte pour des teintes plus foncées et je rallonge les manches d’une robe ou je fais un col montant sur une blouse avec l’ajout d’une doublure. Les manteaux en wax sont aussi réalisables et changent réellement des grandes tendances hivernales parisiennes.

3). D’où vient le Wax exactement ?

Le Wax est passé entre plusieurs mains et plusieurs cultures.  L’imprimé sous cire a majoritairement été produit aux Pays-Bas. Loin de l’exotisme traditionnel « made in Africa » que l’on imagine, le Wax est en réalité un tissu venant d’Indonésie. Les méthodes d’impression des batiks proviennent de l’île de Java. Le Wax est composé à 100% de coton et trouve son originalité dans son type d’impression endroit et envers qui sont identiques. Le style a ensuite changé selon les cultures qui s’en sont appropriées.

4). Peux-tu nous donner des conseils sur l’association de ce style original dans la vie de tous les jours ?

Comment porter le wax ? La question que l’on se pose bien souvent surtout durant cet été 2018 qui rayonne sous les motifs graphiques et flashy d’un Wax plus que tendance.  Comment ne pas faire too much avec plus de 3 couleurs sur soi ? Est-il possible d’associer ces couleurs chatoyantes avec un style casual ? Comment ne pas paraître trop looké lorsque motifs et couleurs s’ajoutent ensemble ?

En tant que créatrice de Wax à Paris, je trouve que même si le Wax a un sacré cachet il peut se porter dans un esprit urbain chic sans souci. C’est ce que je propose avec ma marque. Si vous êtes frileuse sur les couleurs, vous pouvez déjà commencer par des accessoires ou détails individuels par petites touches sur un sac à main, un large bracelet ou  encore un foulard noué sur vos cheveux. Puis, si vous êtes à l’aise vous pouvez le porter en vêtement avec un haut léger de type cropped top  sur un jean bien coupé de couleur unie.  Mixer ces teintes flashys avec des tons pastels peut également être une bonne alternative au total look souvent risqué.  

Enfin, si vous décidez de jouer la carte du Wax, vous pouvez choisir une pièce entière telle qu’une veste de blazer, un pantalon bouffant ou encore une jupe midi : vous êtes sûre d’opter pour une pièce mode ultra pointue.

En terme de couleurs, le Wax est souvent composé d’une dominante de jaune, orange, vert, rouge ou bleu. Il n’y a pas de nuance mais uniquement les couleurs primaires et secondaires. Cela peut donc très bien s’associer avec du noir ou du blanc.

C’est juste une question de personnalité et d’équilibre de style

Défilé de Sophie D – Pont Alexandre III au Faust

5). Quels sont les conseils et astuces à donner aux futures créatrices à Paris ?

Avant de se lancer en tant que créatrice à Paris, je pense qu’il est judicieux de faire un état des lieux et de formaliser son projet par écrit. D’être parfaitement capable de développer le projet en maîtrisant toutes les techniques qui s’y rattachent. Il est important d’avoir les idées claires avant de démarrer car beaucoup de paramètres viennent s’ajouter au projet que l’on avait pas foncièrement envisagé même si l’on était préparé. Ce projet peut ensuite être soumis à son entourage professionnel, amical ou familiale afin d’avoir des retours plus objectifs. Il est souvent difficile d’avoir du recul lorsque l’on est seul à monter un projet. Et l’erreur est de croire que l’on peut y arriver seul. Être bien entouré et développer son réseau joue beaucoup dans l’évolution et la faisabilité du projet. Il faut dépasser les premiers doutes du début. C’est un risque. Mais la vie est un risque qu’il est bon de prendre !

Focus créatrice lingerie

Notre alumni Formamod, Camille Roucher, jeune créatrice de lingerie a reçu la visite de Maison Sensey au sein de son atelier. Voici l’interview de cette créatrice de lingerie, qui se livre à fleur de peau sur sa marque et son univers sensuel. Parisienne de naissance, Camille Roucher a poursuivi des études supérieures d’art avant de se spécialiser dans la lingerie-corseterie à l’école Formamod. Passant par les Beaux-Arts, le théâtre ainsi qu’une école de photographie, c’est de ce parcours que naît son envie de créer. Son univers artistique singulier est ancré dans une temporalité suspendue, où se mêlent un esprit vintage et une poésie plus contemporaine.

Camille Roucher, les dessous chics

Camille Roucher est une jeune créatrice de lingerie qui offre subtilité et finesse dans ses parures. Son parcours dans le milieu artistique lui a permis d’aborder la lingerie avec un sens esthétique élevé et raffiné.  Chaque détail apporté fait résonance avec son intuition créative. Les matières délicates et précieuses appellent la forme pour mieux suggérer et pour garder cette part de mystère exclusivement féminin. Les matières fines sont sculptées dans des matières précieuses, le chic se trouve dans la fluidité des tissus et l’élégance dans la subtilité du style. Les soies, les dentelles et les broderies se font ornements pour suggérer le corps de la femme dans une expression personnelle et privée.

Ça a débuté comment ?

Mon parcours est très artistique. Je viens des Beaux Arts et plus précisément de l’étude de la peinture. Cela est très éloigné de la lingerie mais j’ai eu un parcours artistique assez complet allant de la peinture, à la photographie jusqu’au théâtre. Le théâtre m’a beaucoup plu et j’ai eu envie d’évoluer dans le monde du spectacle mais par le biais du costume de scène. Le monde de la mode s’est présenté à moi un peu par hasard. En voulant faire du costume de scène, j’ai découvert l’école Formamod spécialisée dans la lingerie. Pour la création entre autre de corsets il était important de faire cette formation. Évidement j’ai découvert la lingerie à ce moment là. Durant cet apprentissage, j’ai fait un stage au Crazy Horse. Cette expérience a été fascinante pour moi, et l’univers de la lingerie devenait de plus en plus évident. C’est comme ça que j’ai eu la révélation !

Qu’avez-vous découvert au Crazy Horse ?

Un univers extrêmement féminin et très esthétique. Que cela soit à travers la danse, les chorégraphies, des tableaux lumineux. Je suis complètement tombée amoureuse de l’univers du cabaret et de celui-ci en particulier. J’ai toujours su que je voulais évoluer dans l’art mais je cherchais mon moyen d’expression c’est pour ça que j’ai parcouru le théâtre, la photographie, différents sujets qui m’ont beaucoup inspirés mais j’ai été très sensible au monde délicat de la lingerie et j’ai eu envie de m’exprimer en créant des collections pour cet univers. C’est en 2014 à la sortie de l’école que je me suis dit, j’aime faire de la lingerie et pourquoi pas lancer ma marque !?

Que voulez-vous exprimer dans vos collections de lingerie ?

A travers une esthétique j’essaie de transmettre ma sensibilité dans le mélange des tissus, le choix des matières, le design des modèles. J’essaie de transmettre ma sensibilité singulière qui est tournée vers l’art.

Vous utilisez de la soie, de la dentelle qu’est ce qui vous fascine dans ces tissus ?

C’est la délicatesse de ces tissus qui est extrêmement précieuse. Leur fabrication artisanale est fascinante, leur légèreté, leur fluidité. Ce sont des tissus dont je tombe amoureuse et qui vont définir mes modèles.  Ce sont vraiment des coups de cœur sur des textiles, des broderies, mais c’est vraiment leur délicatesse et leur finesse qui  m’inspirent. Par exemple j’ai un modèle brodé de petites fleurs avec de cristaux de Swarovsky et j’aimais bien ce volume très travaillé. De là est née une collection. J’ai orné un ensemble de petites sculptures florales en satin incrustées de perles de Swarovsky et j’aime beaucoup l’effet de volume que cela offre.

Qu’espérez-vous quand une femme porte votre lingerie ? Qu’est ce que vous aimeriez transmettre ?

Qu’elle se sente unique, féminine. Que la lingerie sublime son corps et en même temps lui apporte de la liberté.

Comment définissez-vous le beau ?

J’utilise pour cela mon feeling et mon intuition. La beauté se traduit dans le regard de celui qui contemple ! J’essaie d’exprimer cela à travers le choix de mes modèles et des matières, mais de toute évidence cela a été façonné par mon parcours dans l’art durant toutes ces années. Le sens du beau c’est trop large pour en parler et trop réducteur pour l’affirmer.

Quelles sont vos inspirations dans l’art ?

Il y a quelques années, l’Art Nouveau m’a beaucoup inspiré, comme Mucha ou encore l’architecte Hector Guimard.  Klimt bien évidemment. C’est toute cette partie décorative de l’art qui est inspirante. Récemment j’ai vu une exposition de Zao Wou-Ki, je suis extrêmement émue et bouleversée par sa peinture. C’est habité, incarné, très fort, cela me touche beaucoup. Mais il y en a tellement … J’aime l’art qui bouleverse. C’est aussi cela que je souhaite transmettre.

La femme que vous proposez est extrêmement subtile,  en avez-vous conscience ?

Je suggère, je ne dévoile pas tout, et pourtant… donc peut-être que c’est subtil.  Cela reste plutôt caché car je n’aime pas les choses qui en dévoilent trop. Quand on aborde la lingerie il y a forcement un aspect proche de la sexualité, j’aime bien ce côté séduction tout en suggestion, c’est plus chic.

Quelles collections avez-vous choisi de présenter à l’Espace 109 ?

Il y a deux lignes. Il y a la collection Flowerskin et la collection Nighthawks. Flowerskin est une collection intemporelle confectionnée en satin et dentelle de Calais.  Dans la collection Nighthawks il y a des fleurs sculptées dans des matières précieuses, une dentelle très fine, et la broderie française sur du tulle donne la transparence  et dévoile le corps. Cela donne un effet d’un tatouage délicat.

Quelle sera votre prochaine collection ?

Pour ma prochaine collection, la ligne Gold,  j’ai pris un risque car je me suis écartée du noir et on est plus dans l’art déco.  Mais je suis tombée amoureuse du tissu. Le tissu peut s’exploiter des deux cotés aussi bien à l’envers qu’à l’endroit. Et il y a toujours un peu de dentelle. C’est la première fois que j’exploite un motif. A 90% mes matières sont Made in France, la dentelle est de Calais ou de Chantilly, la soie est française. J’aimerais que le Made in France soit un point d’honneur dans mes collections.

Quelle est votre définition de l’élégance ?

Le chic de l’élégance se traduit par le style. Est-ce que les parures que vous faites peuvent aider à l’élégance ? Quand on sait que sous ses vêtements on porte une délicate parure, je pense que cela peut jouer. Pour moi l’élégance est impalpable, cela émane de quelqu’un, c’est en corrélation avec le charisme et le charme.

Quelle est votre vision de la femme d’aujourd’hui ?

La seule chose que je peux dire c’est que la femme est  vraiment à l’égale de l’homme. Il y a beaucoup moins de tabous, c’est assumé. Les femmes sont libres.

Collection Camille Roucher à l’Espace 109 chez Maisonsensey.com

Détails pratiques :

Si vous souhaitez plus d’informations sur Maison Sensey, cliquez sur ce lien. 

Si vous souhaitez plus d’informations sur Camille Roucher, cliquez sur ce lien. 

Si vous souhaitez plus d’informations sur la formation lingerie-corseterie à Formamod, cliquez sur ce lien.